Coronavirus : 3,7 millions de Français touchés selon l’Institut Pasteur Actualité en France

Ce mardi 21 avril, l’Institut Pasteur vient de publier une prépublication. Selon ses estimations, 3,7 millions de personnes seront affectés par le coronavirus, loin de l’immunité collective. Des cas inégalement répartis sur le territoire.

La barre symbolique des 20 000 morts est franchie et le chemin vers le déconfinement est encore long. En témoigne cette publication de l’Institut Pasteur ce mardi 21 avril. Dans un communiqué de presse, l’auteur principal de l’étude, Simon Cauchemez explique que moins de 6 % de la population, sera infectée par le virus. Il déclare qu’« au sortie du confinement, si on veut éviter une deuxième vague importante, des mesures doivent être maintenues, ajoute-t-il.

La peur d’une seconde vague de coronavirus oblige le gouvernement à réaliser le déconfinement de façon très progressive à partir du premier mai : à ce sujet, Edouard Philippe avait mis en garde « les Français ne retrouveront « pas tout de suite et probablement pas avant longtemps » leur « vie d’avant« .

Une immunité collective face au virus insuffisante

Pour que l’immunité collective soit suffisante et éviter une deuxième vague, « il faudrait 70% de personnes immunisées. On est très en dessous« , explique l’auteur principal de l’étude, Simon Cauchemez. On observe également une disparité entre les régions.

« Que ce soit 6 %, 10 % ou même 20 %, ça ne change pas vraiment la nature du problème, qui est que dans tous les cas, on sera très loin des 70 % dont on aurait besoin pour pouvoir faire une sortie du confinement sans problème », souligne-t-il.

Ainsi, cette proportion varie d’une région à l’autre. En Ile-de-France ou dans le Grand Est, les régions sont les plus touchées, l’étude estime que le taux d’infection sera autour de 12% en moyenne, mais celui-ci chute à moins de 2% en Nouvelle-Aquitaine, en Bretagne ou en Pays de la Loire.

Les hommes plus touchés par l’épidémie

Déjà évoqué dans plusieurs études, le communiqué de presse explique que « la probabilité de décès est 45% supérieure chez les hommes infectés que chez les femmes infectées, avec un différentiel qui augmente avec l’âge. » On ignore encore les raisons de cette différence.

Les premiers résultats du confinement

Le confinement a permis de faire baisser le nombre de personnes par cas. En effet, le communiqué montre que « le nombre moyen de personnes infectées par un cas, le nombre R0, est passé de 3,3 à 0,5 pendant le confinement. Le taux de mortalité chez les personnes infectées est de l’ordre 0,5% (13% chez les hommes de plus de 80 ans). » Des résultats encourageants après plus d’un mois de confinement. « 


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